Souvent nous croyons aimer, alors qu’il ne s’agit pas d’Amour dans la grande majorité des cas.
Nous ressentons quelque chose vis-à-vis d’une autre personne, mais est-ce vraiment de l’Amour comme nous le pensons ?
Ce que nous ressentons le plus souvent, est la compensation de quelque chose de manquant en nous, ce qui nous apporte une satisfaction.
Nous allons chercher à l’extérieur ce qui nous manque à l’intérieur…et lorsque deux personnes qui peuvent se compenser mutuellement, et non se compléter, se rencontrent, elles se mettent ensemble en croyant s’aimer.
Mais dès lors que le manque est compensé, l’attraction n’est plus la même et souvent le besoin d’autre se fait sentir…un autre besoin, un autre vide à combler.
Ce mécanisme est aussi le créateur de la jalousie, de la peur de perdre, de l’attachement malsain, de la violence (verbale ou physique) et de bien d’autres choses encore.
Cela peut se produire du moment que nous n’avons pas réglé le « problème » que l’autre est venu compenser.
Si vous avez un manque d’affection et que l’autre vous l’apporte, vous allez tout faire pour le garder, voir l’étouffer, de peur de perdre cette affection.
Si vous avez besoin d’être contrôlé ou bien de contrôler et que dans l’échange avec l’autre vous y trouvez votre compte, vous n’allez pas vouloir que cela s’arrête…
Mais tout cela ne règle en rien la situation générale qui est défaillante chez chacune des personnes concernées.
Lorsque l’une des deux aura réglé son problème et que l’autre restera « bloquée », la première sera probablement déjà sur le chemin du départ…pour aller trouver une autre personne qui l’aidera « peut-être » à débloquer autre chose ou simplement à compenser une incomplétude.
En agissant ainsi, nous nous emprisonnons et nous emprisonnons souvent le partenaire dans une relation qui au final n’est réellement bénéfique pour personne.
C’est donc souvent cela que l’on prend pour de l’Amour.
Mais l’Amour véritable n’est-il pas celui qui ne compense RIEN ?
Celui qui est juste là, présent à chaque instant, sans devoir attendre de l’autre qu’il remplisse l’un de nos vides ?
« Aimes ton prochain comme Toi-même »
Mais peut-on vraiment Aimer si nous ne sommes pas « Complet » ?
Ne faut-il pas en premier lieu, réussir à s’Aimer Soi-même, véritablement, pas dans un égocentrisme mal placé mais dans une « centricité » intelligente.
Une fois dans sa complétude, nous n’avons plus « Besoin » de qui que ce soit pour vivre dans un état de bien-être permanent, à ne pas confondre avec une solitude occasionnée par une fuite qui nous fait croire que nous sommes mieux seul. Car dans sa complétude, la personne n’a plus besoin d’être avec quelqu’un, elle en a juste le désir.
C’est donc dans cet état de complétude que nous pouvons réellement Aimer les autres, car nous ne recherchons plus rien en eux, si ce n’est le partage d’une vibration commune qui va rapprocher certaines personnes, que ce soit dans l’amitié, dans le travail ou dans l’intimité. Nous pouvons Aimer nos amis et famille, Aimer nos collègues et bien entendu Aimer notre partenaire, cet Amour sera juste légèrement ajusté avec intelligence en fonction du contexte.
Toutes ces « nouvelles » relations seront basées sur quelque chose de bien plus puissant, plus grand et plus beau que les mécanismes des « anciennes » relations qui étaient basées sur des « INTÉRÊTS », volontairement pour certains et involontairement pour la grande majorité.
Ce texte n’est pas écrit pour remettre en question le fonctionnement de toutes les relations, mais pour aider à comprendre certains de nos mécanismes qui nous jouent des tours et qui nous empêchent d’Aimer librement et véritablement.
Peut-être que certains ne seront pas en phase avec ces mots, mais c’est probablement qu’il fera résonner quelque chose que vous n’êtes pas encore prêt à accepter de vous.
Car même si vous le rejetez, au plus profond de vous, vous le savez déjà, c’est simplement que votre égo se nourrissant des mémoires de votre âme et de la conscience collective bien ancrée, qui pousse fortement pour que vous continuiez à croire que l’Amour fait souffrir !
Les forces du monde astral se nourrissent de nos émotions, et du moment que vous n’avez pas conscientisé cette manipulation de votre égo par ces dernières, vous ne pourrez pas vous en libérer et vous continuerez à les alimenter par vos émotions non maîtrisées.
Lorsque votre corps émotionnel prend le dessus sur votre corps mental, vous agissez avec un manque de discernement et d’intelligence, ce qui vous fait agir uniquement sous l’influence de ces forces qui stimulent vos émotions.
Mais l’Amour ne fait pas souffrir, ce sont nos limitations, nos vides et nos manques de compréhension du mécanisme des émotions qui nous font souffrir lorsque ces derniers ne sont pas et/ou plus comblés.
Remplissez vos « vides », mais ne recherchez plus à l’extérieur les contenants, ni les contenus, car les deux se trouvent déjà en vous.
La seule que vous pouvez trouver à l’extérieur sera un « guide » qui vous aidera juste à trouver le bon moyen de déverser vos « contenus » dans vos « contenants ».
Si j’utilise le terme « guide », ce n’est pas pour rien, c’est qu’il doit juste être là le temps de vous montrer le chemin à emprunter, car ensuite, c’est à vous d’avancer et à vous d’ouvrir les portes que vous avez si longtemps laissées fermées par peur de trouver quelque chose de « MIEUX » que les habitudes que vous avez prisent…car les habitudes, ça rassure, on sait ou on va, même si ça fait mal, on connais cette douleur, donc du moment qu’elle n’est pas devenue insupportable, nous y retournons !
Vous pouvez prendre plaisir avec tout contact et avec toute pratique, mais rien de tout cela ne doit devenir une habitude, pour ne pas dire une addiction.
Vous devez réussir à vous trouver dans un état de complétude sans aucun artifice extérieur, vous devez pouvoir utiliser ce qui se trouve à l’extérieur lorsque vous le souhaitez mais ne JAMAIS laisser l’extérieur décider de votre état intérieur.
Il est évident que cela demande des efforts, de la volonté et des élévations de la conscience, ce qui se fait pour chacun à un rythme différent en fonction de la capacité, de l’évolution et de la structuration du « corps mental ».
Et surtout, si une personne va moins vite ou moins loin qu’une autre, cela ne veut pas dire qu’elle est moins intelligente…un petit verre plein sera toujours plus complet qu’un grand verre à moitié vide.
C’est une partie de la compréhension que je souhaite apporter lors de mes séances, à chaque personne qui se sentira prête à emprunter ce chemin quelque peu délicat mais fortement libérateur.
Merci d’avoir pris ce temps de lecture, qui a certainement déjà créé quelque chose chez certains…
Christophe WERNETTE
L’amour est universel, et tant l’être humain n’a pas explorer ses abîmes, il ne peut comprendre que l’unité est un tout.