Nous avons tous été un jour mis en prison, inconsciemment et la plupart du temps pour notre bien. Enfin c’est ce qui est généralement expliqué quand on cherche vraiment à comprendre.
Et à une certaine échelle on peut dire que c’est vrai.
On peut dire que dans certaines familles cela était vrai, pour d’autres malheureusement ce n’était pas le cas, probablement déjà à cause d’enfermements divers.
Au niveau des institutions, aujourd’hui je dirai même qu’ils font tout le contraire de ce qui devrait être fait, heureusement, il y a toujours quelques exceptions.
Lorsque nous commençons à y être enfermé, nous arrivons à le voir, mais comme nous ne sommes encore que des enfants, nous n’avons pas la force nécessaire de l’empêcher. Le problème, c’est qu’une fois arrivée à un stade avancé de notre vie, nous ne nous rendons même plus compte que nous sommes toujours enfermés dans cette prison, et qu’en plus, nous ne demandons même pas à en sortir !
Nous pensons nous sentir bien, car les mécanismes que nous avons mis en place sont maintenant bien ancrés en nous et nous semblent faire partie intégrante ce que nous sommes.
Enfin pour un certain nombre, car d’autres s’aperçoivent d’un mal-être en eux, il y en aura une partie qui vivra avec et une autre qui cherchera à en sortir lorsque la souffrance sera plus forte que la peur (peur du changement et/ou de l’inconnu).
Cette impression vient en général de nôtre Être profond (ou Soi), c’est lui qu’il faudrait en principe « écouter » si nous voulons vraiment ÊTRE.
Or, la plupart du temps, nous ne sommes pas à l’écoute de nôtre Soi, mais du Moi, c’est-à-dire, cette identité, cette personnalité que nous nous sommes créée en fonction des choses extérieures qui sont venues perturber nôtre part émotionnelle qui ne pouvait pas encore être, et qui souvent ne l’est jamais, maîtrisée.
Cette création est normale dans notre civilisation « occidentalisée », car nous sommes très rapidement mis en compétition pour tout un tas de choses, l’école, le sport, le travail, la beauté (extérieure), les possessions, la réussite sociale, etc.
Du moment que nous ne sommes pas en capacité de dominer nos émotions, nous serons TOUJOURS une proie facile à toutes provocations venant de l’extérieur.
Ce Moi a donc été durant un temps, très utile, pour nous protéger et/ou nous construire dans cet univers régit par les intérêts se trouvant à l’extérieur de nous. Seulement, il arrive, pour certains, un moment où ces choses extérieures ne sont plus suffisantes pour nourrir l’Être, de ce fait, elles perdent l’importance qui leur avait été donnée par le passé. Mais ce n’est pas chose facile, il y a souvent conflit interne entre deux parties de nous qui ne sont pas d’accord entre elles. L’une qui veut couper avec cet état et l’autre qui veut s’accrocher à ce qu’elle a et à ce qu’elle connaît.
Tout cela peut se passer moins brutalement lorsque les explications et l’accompagnement sont adéquats.
Un bout du chemin qui mène à Soi….
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